Rûmî

mardi 21 avril

Djalâl-od-Dîn Rûmî est un poète du XIIIème siècle, et bien plus...
voici un tout petit aperçu de son œuvre en 3 extraits.
 
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J’ai regardé dans mon propre cœur :
C’est là que je L’ai vu.
Il n’est nulle part ailleurs.
Je ne suis ni chrétien, ni juif, ni parsi, ni même musulman.
Je ne suis ni d’Orient ni d’Occident, ni de la terre, ni de la mer.
J’ai abdiqué la dualité, j’ai vu que les deux mondes ne sont qu’un.
Un Seul je cherche, Un Seul je contemple, Un Seul j’appelle.
Il est le premier, Il est le dernier, l’extérieur et l’intérieur.
Je ne sais rien d’autre que « Ô Toi », « Ô Toi qui est ».
Je suis enivré par la coupe de l’Amour.

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Ainsi l'être humain est une auberge.
Chaque matin, un nouvel arrivant.
Une joie, un découragement, une méchanceté,
une conscience passagère se présente,
comme un hôte qu'on n'attendait pas.

Accueille-les tous de bon cœur !
Même si c'est une foule de chagrins
qui saccage tout dans ta maison,
et la vide de ses meubles,
traite chaque invité avec honneur.
Il fait peut-être de la place en toi pour de nouveaux plaisirs.

L'idée noire, la honte, la malice,
accueille-les à ta porte avec le sourire
et invite-les à entrer.

Soit reconnaissant à tous ceux qui viennent
car chacun est un guide
qui t'est envoyé de l'au-delà.

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Sache que l’âme est la source,
Et toutes les choses créées,
Des ruisseaux.
Tant que demeure la Source,
S’écoulent les ruisseaux.
Chasse le chagrin de ton esprit,
Bois l’eau de ce ruisseau ;
Ne crains pas que l’eau tarisse,
Car elle est sans fin…
Vois comme est devenu un tout ce corps,
Qui est une partie de ce monde de poussière !
Quand tu auras voyagé à partir de ta
Condition d’homme, sans nul doute
Tu deviendras ange.
Quand tu en auras fini avec la terre,
Ta demeure sera le ciel.
Dépasse le niveau de l’ange :
Pénètre dans cet océan.
Afin que ta goutte d’eau devienne une mer
Plus vaste que cent mers d’Oman.

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