vendredi 26 juin
les grottes de Nok
Togo
un site avec plus d'explication et des photos
Les Greniers des Grottes de Nok et de Mamproug sont sur la liste indicative de l'UNESCO.
De hautes falaises, dont les parois sont orientées au nord, dominent de leur à-pic la savane de cette partie septentrionale du Togo. Elles sont les derniers reliefs élevés avant cette immense étendue de savane qui se
prolonge au Burkina. Cette formation appelée communément grès de
Boumbouaka présente des escarpements de falaises d’âge protérozoïque
supérieur d’une rare beauté avec à la base une alternance de pellites
(argilites) et de psammites, l’ensemble reposant sur un socle cristallin
daté du Birrimien.
Des anfractuosités horizontales s’ouvrent au dernier quart supérieur de
leur hauteur ; d’accès difficile, elles ont servi, de très longue date,
d’abri et de refuge aux populations autochtones lors des périodes
d’insécurités diverses qui ont sévi dans la région du XVIIe au XIXe
siècle.
Ces cavernes contiennent des greniers : cent trente-quatre à Nôk, cent
treize à Mamproug et soixante-dix à Bopak et dans les autres grottes
périphériques. De forme cylindrique, oblongue ou semi-sphérique, ils
s’ouvrent vers le haut ; leur hauteur est généralement de deux mètres et
demi, leur diamètre de trois mètres. Avant que ces grottes n’aient été
pillées, des armes traditionnelles telles que des arcs, des flèches et
leurs carquois, y ont été trouvées.
Les greniers, taillés dans le même
style architectural traditionnel à partir des matériaux locaux (pierres,
argile et paille) contenaient les récoltes et les grottes offraient un
refuge aux populations menacées. Elles y avaient des vivres, de l’eau et
leurs fétiches . Elles pouvaient donc y soutenir un véritable siège.
Dans cette région de migrations et d’affrontements divers, les Konkomba,
les Moba, les Mamprussi se combattirent, puis s’installèrent. Ils sont
encore aujourd’hui les habitants de la région et furent, semble-t-il,
les bâtisseurs des greniers.
Sur le trajet d’un grand axe commercial dit Route de la cola, les
populations du nord du Togo étaient assujetties à des ethnies dominantes
telles les Anufom auxquelles ils versaient tribut. Devant
l’alourdissement des charges et la répétition des exactions, ils
organisèrent leur résistance et se réfugièrent dans les grottes de Nôk
et de Mamproug. Du moins le récit qu’en font les habitants actuels.
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